Machines d’occasion: autre tentative d’arnaque sur Internet

Dans notre thématique des arnaques Internet concernant la vente de machines d’occasion, voici une autre histoire qui est arrivée l’année dernière.

Un vendeur anglais sympa…
Un anglais, du nom de David Walker propose une belle offset d’occasion à un prix très abordable: 115 000 euros alors que le prix moyen pour ce modèle de machine avoisinait les 150/170 000 euros. Il précise que la machine est disponible et visible sur rendez-vous.

Bien évidemment, les demandes sérieuses commençent à affluer et entre autre deux clients, un marocain et un français, se disent près à venir la voir.

Nous faisons signer le contrat de protection de clients à Monsieur Walker afin d’organiser les visites. Celui-ci signe sans problème, appose un tampon qui, quoique grossier n’en semble pas moins légitime et fait même contresigner sa comptable.

…mais qui presse l’affaire…

Toutefois, le lendemain de la signature du contrat, il nous prévient qu’un client péruvien veut verser un acompte et qu’il faudrait que le plus motivé de nos clients envoie 20 000 euros pour bloquer la machine.

Notre client français propose de prendre l’avion le lendemain matin alors que le marocain propose de virer un acompte de 10 000 euros.

Comme Exapro essaie de protéger les intérêts des deux partis, nous incitons l’un et l’autre à faire vérifier la machine par des professionnels locaux qui confirmeront l’état technique. Nous demandons à M. Walker de mettre la machine en route.

…et demande 2500 euros de frais de mise en route… payables avant arrivée…
Lorsque nous annonçons la visite d’experts, M. Walker dit qu’il n’est pas possible de la voir sans payer 2500 euros de frais de mise en route. Ce dont à quoi, nous répondons que l’expert pourra passer la voir hors production.

A ce stade, agacé de ne pas avoir reçu d’acompte ni de frais extraordinaires, il nous répond que ca ne sera pas possible immédiatement. Pleins de doutes, nous exigeons alors qu’il nous donne le numéro de série de la machine, ce qu’il fait sans difficultés.

…pour une machine qui se trouve en France et pas à la vente…

Avec le numéro de série, nous découvrons que la machine en question n’est pas à la vente mais bien en production chez un imprimeur français. Ce dernier n’avait aucune intention de la vendre, l’ayant acheté d’occasion 3 ans auparavant.

La conclusion
M. Walker, ayant monté une fausse société et repris des offres de machines datant de plus de 3 ans souhaitait attirer un malheureux client et lui soutirer un acompte conséquent pour disparaitre ensuite.


Nos recommandations:

– toujours vérifier l’existence et l’état de la machine physiquement,

– si vous ne pouvez pas y aller vous-même, envoyez un technicien d’une entreprise de maintenance locale (cela vous coutera deux ou trois heures de technicien mais réduira les risques),

– en cas d’achat à distance, demandez au vendeur des coordonnées complètes que vous pouvez vérifier aux tribunaux de commerce locaux,

– demandez un certificat du vendeur qui confirme qu’il est le seul possesseur de la machine et que celle-ci ne fait l’objet d’aucune procédure légale.

Avec cela, vous serez assurés d’acheter en toute sécurité!

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